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Projet Simandou : Entre début d’exploitation et impératif de réparation des dommages communautaires (rapports semestriels novembre 2025-mai 2026)

Alors que le projet Simandou franchit des étapes décisives avec la mise en service progressive des infrastructures et l’entrée en action de la Compagnie du Trans Guinéen (CTG), la réalité sur le terrain rappelle l’urgence des enjeux sociaux et environnementaux. Les derniers rapports semestriels de suivi publiés par les comités riverains de suivi des impacts à Kindia, Forécariah, Mamou, Kérouané et Beyla mettent en lumière un constat partagé : l’accumulation d’impacts non résolus qui pèsent sur le quotidien de ces communautés.

Les activités intensives de terrassement, de dynamitage et d’aménagement des voies d’accès continuent de fragiliser les moyens de subsistance des riverains. Dans des localités comme Kindia ou Beyla, de nombreux ménages vivent toujours dans des habitations fissurées à la suite des tirs de mine, sans compensation adéquate. Parallèlement, le passage des engins et l’absence d’arrosage régulier génèrent une poussière permanente, exposant les habitants à des risques sanitaires et sécuritaires chroniques.

Sur le plan socio-économique et environnemental, la dégradation du cadre de vie s’accentue. L’ensablement, les inondations et les déversements de boue détruisent les bas-fonds agricoles à Mamou et Kérouané, privant les usagers de leurs terres cultivables. Du côté de Forécariah, le dragage portuaire et l’augmentation du trafic maritime entraînent la destruction d’équipements de pêche et un déclin inquiétant des activités halieutiques artisanales. De plus, la pollution récurrente des sources et cours d’eau prive plusieurs villages d’un accès sécurisé à l’eau potable.

Face à ces préjudices, l’analyse juridique portée par les comités rappelle la responsabilité légale des entreprises au regard des Codes minier et de l’environnement guinéens. En vertu du principe du pollueur-payeur et de l’obligation de réparation intégrale, la simple remise de matériaux dérisoires ou des travaux d’aménagement sommaires ne sauraient libérer les opérateurs de leurs engagements. Les comités soulignent également que la transition opérationnelle vers la CTG ne peut en aucun cas effacer les dommages causés antérieurement par Winning Consortium Simandou (WCS), Rio Tinto SIMFER et leurs sous-traitants.

Pour répondre durablement à cette situation, Action Mines Guinée et les comités de suivi formulent des recommandations concrètes. Il est demandé aux entreprises de réévaluer les compensations, d’accélérer le traitement des plaintes, de mettre en œuvre des programmes effectifs de dépollution et de restauration des terres, et de garantir un fonctionnement transparent des mécanismes de recours. Quant aux autorités publiques, elles sont vivement invitées à renforcer leur contrôle sur le terrain afin de faire respecter la réglementation nationale et de protéger les droits fondamentaux des communautés impactées.

Rapport d’impact semestriel Comité- kindia(nov25-mai26) pdf

Rapport d’impact semestriel Comité -FOrécariah(nov25-mai26) pdf

Rapport d’impact semestriel Comité _Mamou(nov25-mai26) pdf 

Rapport d’impact semestriel Comité _Kérouané(nov25-mai26 pdf

Rapport d’impact semestriel Comité _Beyla(nov25-mai26) pdf

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