Exploitation de la bauxite à Gaoual: AMC implémente des bonnes pratiques

  • PAR admin
  • 7 août 2018
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L’Alliance Mining Comodities (AMC) dispose d’un permis d’exploitation de la bauxite dans la préfecture de Gaoual. Dans le cadre de la compensation, la relocalisation et de la communication, cette société fait bonne presse de la part des communautés qui habitent sa zone. C’est le constat fait par notre reporter sur le terrain.

Alliance Mining Comodities (AMC) est propriétaire d’un gisement de bauxite dans la préfecture de Gaoual. Sur une superficie de 278 kilomètres carré, le permis couvre les sous-préfectures de Koumbia et Weddou-Mbour.  En phase de développement, cette entreprise entretiendrait de bonnes relations avec les communautés qui seront impactées par ses travaux. Les populations touchées par la relocalisation semblent être en harmonie. C’est le cas des habitants du village de Tourdou-Mountou, à environ 6 km de Weddou-Mbour centre.

Etat des lieux

AMC a mené l’étude socioéconomique de base depuis 2011.  C’est la phase de mise en œuvre du port. Les inventaires des biens sont achevés depuis le port qui sera construit dans la sous-préfecture de Tanénè (Boké), jusqu’à la mine à Weddou-Mbour et elle est en phase de relocalisation du village de Tourdou-Mountou, à Wedou-MBour. Le site a été identifié en commun accord avec les communautés. Les contrats  de compensation sont signés avec les citoyens et l’entreprise est en phase de lancer l’appel d’offres pour démarrer la construction du village qui implique une quarantaine de ménages. L’étape de la compensation qui concerne l’habitat, les plantations et toute autre infrastructure immobilière devrait commencer bientôt.

Parlant de la grille de compensation, Abdoulaye Baldé, agent de liaison communautaire d’AMC basé à Weddou-Mbour note qu’elle a été élaborée lors d’une enquête et a été comparée à d’autres matrices utilisées par d’autres projets ailleurs avant d’être validée par les services techniques préfectoraux. « L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des communautés impactées par le projet. Parce que nous allons construire des bâtiments solides qui répondent aux normes et standards de l’habitat pour ces villageois. Au-delà de ce cas de relocalisation, tout bien des communautés touché par le projet sera compensé par AMC », dit-il.

AMC en phase de développement ne fait rien sans associer les services de l’Etat et les communautés, soutient Baldé qui a piloté le projet de communication de 2012 à 2017 avant de rejoindre le département des relations communautaires au compte du même projet. Ce que confirme Mamadou Moussa Diallo, habitant de Tourdou-Mountou, village à relocaliser qui dit que tous les villageois sont d’accord sur le principe.

Il dit que ce sont ses arrières grands parents qui sont venu habiter à Tourdou-Mountou. « Nous pratiquons l’agriculture et l’élevage.  AMC est venu nous dire que la route minière va passer par notre village et que nous allons quitter. On a discuté ensemble et nous avons trouvé un accord. Nous avons choisi ‘’Darou’’, le lieu devant abriter le village qui est plus proche de la route principale, comme lieu où ils doivent nous relocaliser. Ils ont déjà fait les mesures et réaliser deux forages. Donc on attend que les constructions (maisons, mosquée, poste de santé, etc) soient faits avant de quitter ici », annonce-t-il.

Sur les demandes des villageois à l’entreprise, Moussa Diallo note que les habitants de Tourdou Mountou souhaitent avoir quelques activités génératrices pour améliorer leurs conditions de vie, après la relocalisation. Ils prévoient ensuite compenser les arbres fruitiers, mais ils ne connaissent pas le prix par arbre pour le moment.

Aminata Camara, habitante de Tourdou-Mountou est ménagère et son mari pratique l’agriculture et l’élevage. Pour elle, les femmes du village souhaitent pratiquer le jardinage pour appuyer leurs maris. « Nous voulons que l’AMC nous aide à avoir des espaces pour cultiver des légumes. Ça nous permettra de donner un coup de main à nos maris. Et l’entreprise promet de nous aider à faire ça ».

Rapports entre AMC et les communautés de Weddou-Mbour et de Koumbia.

Dans ces différentes localités aussi, les rapports entre la société minière et les communautés sont au beau fixe.

« Nous entretenons de bonnes  relations avec les communautés, parce que depuis 2012, nous avons un projet de communication à travers lequel toute information de la part d’AMC est connue par toutes les communautés impactées. Nous tenons à informer jusqu’au dernier citoyen pour éviter la propagation des rumeurs devant aboutir à des conflits », précise l’agent.

Sur le payement de la taxe superficiaire, Kounnady Danso, président de la délégation spéciale de la commune rurale de Koumbia laisse entendre que les habitants de sa circonscription entretiennent de bonnes relations avec l’AMC. Il y a une commission de sensibilisation mise en place pour prévoir les litiges ou tout autre problème entre les communautés et l’entreprise. « Grace aux taxes qu’elle nous verse, qui s’élèvent à plus de 400 millions de francs guinéens par an, nous sommes en train de faire des infrastructures. On nous dit même d’élargir les réalisations en dehors des villages impactés. Parce que c’est une façon de compenser les dégâts sur l’environnement et les communautés et permettre la bonne cohabitation entre les communautés et l’entreprise ».

Sur la gestion du montant, le responsable laisse entendre que le paiement se fait en public et le conseil communal se réunit pour orienter le montant à un certain nombre d’actions tirées du plan de développement local (PDL) et du plan annuel d’investissement (PAI).

Pour les actions déjà réalisées, Kounnady Danso cite le centre d’accueil de Koumbia-centre, une guérite, des latrines publiques derrière la CR, près des gares routières de Gabou et du centre. « Nous avons construit et équipé un poste de santé dans le district de Kamélé à hauteur de 270 millions où nous avons envoyé une infirmière. Il y’a l’hôpital de Senta-Pont, un puits amélioré à Loumba, dans le district de Madina Guilédji », explique-t-il.

Parlant de la superficie du permis d’AMC et du montant que l’entreprise doit payer au km² au compte de la taxe superficiaire, l’élu dit ne pas maitriser ces questions.

Schéma de communication réussi !

L’Alliance Mining Commodities a un modèle de communication qui sans doute touche toutes les populations touchées par le projet, du moins pour l’instant. Du sommet vers la base et de la base vers le sommet, ce système informe et sensibilise les populations sur le projet.

Quand AMC veut communiquer, c’est à travers un message. Elle a recruté l’ONG CEFACAM basée à Boké pour piloter le plan de communication avec un animateur dans les 3 sous-préfectures que couvre le projet, notamment Koumbia, Weddou-Mbour et Tanénè où le port sera construit. Quand AMC a un message, elle le passe à CEFACAM qui le passe à son tour à ses animateurs pour traduction et diffusion en langues locales. L’animateur se rend dans les districts où il y a des relais communautaires pour expliquer le contenu du message. Et les relais se rendent à leur tour dans les secteurs pour rencontrer les membres des comités d’écoute pour leur expliquer le message. Ce sont eux qui vont diffuser le message.

Chacun se rend dans son secteur pour expliquer ensuite le contenu du message d’AMC aux communautés. Et si les communautés à leur tour ont des suggestions, les comités d’écoute reviennent vers le relais pour lui dire que les communautés sont d’accord ou elles suggèrent la prise en compte de telle préoccupation.  Le relais remonte les informations à l’animateur et le circuit remonte jusqu’à AMC. C’est comme ça que la communication passe à AMC.

Sur les impacts environnementaux, Abdoulaye  Baldé laisse entendre que l’étude d’impact environnemental et social a été faite et son entreprise va respecter le plan de gestion environnemental et social. D’ailleurs, précise-t-il, le BGEEE vient chaque année pour analyser les impacts sur l’environnement avant de faire le certificat de conformité.

Mamadou Oury Bah, envoyé spécial

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  1. Je suis un jeune ingénieur agroéconomiste diplômé de l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire valery Giscard d’Estaing de de faranah,qui est à la recherche de l’emploi.

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