L’ONG Action Mines Guinée publie son rapport d’analyse des études d’impact environnemental et social (EIES) du projet Simandou, mené par Rio Tinto SIMFER et Winning Consortium Simandou (WCS). Si cette exploitation représente une opportunité économique majeure pour la Guinée, elle engendre également des impacts environnementaux et sociaux préoccupants pour les communautés locales.
La Guinée, riche en ressources minières, abrite l’un des plus grands gisements de fer inexploités au monde, situé dans la chaîne du Simandou. Ce projet d’exploitation de fer, mené par Rio Tinto Simfer (bloc 3 et 4) et Winning Consortium Simandou (WCS) (bloc 1 et 2), nécessite d’importantes infrastructures, dont un chemin de fer de 670 km et un port d’exportation. Bien que ce projet représente une opportunité économique majeure pour le pays, il soulève également de nombreuses préoccupations environnementales et sociales. Les activités de construction du projet impactent déjà les communautés leur environnement en raison de la pollution des sols et des cours d’eau, des nuisances sonores et de la perturbation des activités agricoles, mettant en péril leurs droits fondamentaux.
Face à ces enjeux, l’ONG Action Mines Guinée (AMINES) a réalisé une analyse approfondie du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de Rio Tinto Simfer (blocs 3 et 4). Cette étude, axée sur plusieurs plans spécifiques, met en évidence des écarts entre les engagements pris par l’entreprise et la réalité observée sur le terrain.
Bien que des mesures d’atténuation et de compensation soient prévues, notamment pour la gestion de la pollution de l’air et de l’eau ainsi que pour le traitement des plaintes des populations affectées, leur mise en œuvre reste insuffisante ou inefficace. Cette faiblesse accentue les risques pour les communautés locales et l’écosystème environnant.
En réponse à ces constats, Action Mines Guinée appelle à une meilleure prise en compte des droits des communautés impactées. L’ONG appelle à une meilleure prise en compte des droits des communautés impactées et à un respect strict des engagements pris par l’entreprises. L’ONG recommande à Rio Tinto SIMFER d’accélérer la réparation des dommages causés, d’intensifier les consultations avec les populations concernées, de favoriser le dialogue et de garantir l’application effective des mesures de mitigation.
Elle exhorte également l’Agence Guinéenne d’Évaluation Environnementale à renforcer son contrôle et son suivi du projet. Pour un projet Simandou responsable, il est indispensable de concilier développement économique et respect des droits humains et environnementaux en Guinée.
Cliquez sur ce lien pour accéder à l’analyse intégrale VF_Analyse_EIES_PGES_Rio_Tinto_Simfer AMINES 2024-2025


