Réunis du 17 au 21 novembre à Dubaï, les membres du Processus de Kimberley n’ont pas réussi à s’accorder sur les réformes essentielles réclamées depuis trois ans, notamment l’actualisation de la définition du « diamant de conflit » et la désignation de la présidence pour 2026. Une issue décevante pour les pays et communautés victimes des violations persistantes dans le secteur diamantifère.

Du 17 au 21 novembre, nous avons participé à la réunion plénière du Processus de Kimberley qui s’est tenu à Dubaï. Pour rappel, le Processus de Kimberley est le mécanisme international de certification du diamant à travers le monde.
Depuis trois ans, les participants tentent d’élargir la définition du diamant de conflit, mais sans succès, en raison de considérations géopolitiques des grandes puissances, au détriment des pays et des communautés les plus vulnérables.
Il est regrettable que les membres du PK ne soient pas parvenus à s’entendre sur les réformes urgentes imposées par le nouveau contexte de violations des droits des communautés dans l’exploitation et la commercialisation du diamant.
Aucun consensus n’a été trouvé pour actualiser la définition des diamants de conflit, établie il y a 22 ans, et qui ne reflète plus la réalité du terrain. L’objectif était d’y inclure des formes plus larges de violence perpétrée par divers acteurs, ainsi que des violations des droits humains dépassant le cadre des incursions rebelles.
De même, aucun accord n’a été obtenu concernant la présidence du Processus de Kimberley pour 2026.
Ainsi, après cinq jours de réunions, d’échanges et de négociations, aucun consensus n’a été obtenus sur les questions majeures qui touchent directement les communautés affectées par l’exploitation du diamant.
La société civile, pour sa part, continuera à fournir de manière indépendante des preuves concernant les violations des droits des communautés, qui entachent gravement l’exploitation du diamant.
C’est le sens de plaidoyer pour la reforme de cette initiative internationale.


